Comment organiser son roadtrip au Québec ?

5 nov. 2019

https://www.ldmailys.com/2019/11/comment-organiser-son-roadtrip-au-quebec.html

Quand on rentre de voyage, le plus dur, c'est de se replonger dans les photos. Parce que les voir, sur ordinateur, c'est réaliser que c'est bel et bien terminé. Écrire ici, c'est faire vivre encore un peu ce voyage. Consigner mes souvenirs, nos souvenirs, les émotions, les impressions. Je ne sais pas encore exactement par où je vais commencer. Si je vais publier dans l'ordre du voyage, ou si je vais commencer par la fin. Commencer par les endroits qui me parlent le plus, ceux où je réussirai le mieux à parler encore de ce que j'y ai vécu. Ça me semble une bonne option. Avant de commencer tout ça, quand même un petit article pratique, parce que mine de rien, y'a une tonne de choses à penser, surtout pour un voyage d'un mois, à une période aussi incertaine que l'automne !

Les blogs et le site Québec Original m'ont été d'une aide précieuse dans l'organisation du voyage d'une manière générale. Il faut avoir conscience qu'il va falloir faire de nombreux kilomètres en peu de temps. Que la fatigue (de la bonne fatigue !) va être au rendez-vous. De plus, la nuit tombe tôt ici. Une heure plus tôt qu'en France à la même période.
 
S'occuper des formalités :

Avant de partir au Canada, il faut vous assurer de demander l'AVE (autorisation de voyage électronique). Attention, le site officiel est celui du Gouvernement du Canada, et la demande ne coûte que 7$. Nos problèmes ont commencé ici. L'AVE se reçoit en théorie en maximum 72h. Nous avons eu du mal à envoyer celle de mon chéri, elle était constamment refusée et nous ne comprenions pas pourquoi. Enfin, quelques jours avant le voyage, cela a fonctionné. Avec mon stress habituel, on est allés à l'aéroport un peu plus de 2h avant notre vol. Heureusement. Parce qu'il s'est avéré que j'avais fais ma demande d'AVE avec le numéro de passeport de mon chéri. C'est donc moi, qui n'avait pas d'AVE ! On a du refaire la demande pour moi, juste avant de nous enregistrer, le stress. Et la honte, moi qui ai cassé la tête à mon amoureux pendant 3 semaines parce que son AVE ne fonctionnait pas, finalement tout était de ma faute. Comment mal commencer le voyage. Bref, heureusement la réponse a été immédiatement approuvée. 

Pensez aussi à éventuellement investir dans un forfait international. Nous avons souscrit au mien avant notre départ. Chez Red by SFR pour 15€ par mois avec 25Go d'internet à l'étranger + 40Go en France et Union Européenne. Une excellente affaire d'autant que le réseau SFR est souvent un des meilleurs même à l'étranger. Il s'est avéré que la personne que nous avions eue au téléphone ne nous avais pas du tout engagée vers le bon forfait, bien que nous ayons précisé à plusieurs reprises nos besoins d'avoir de l'illimité ou presque au Canada, États-Unis et Suisse. Le jour de notre départ, et donc de notre arrivée, nous avions déjà presque 70€ de hors forfait. Nous avons rapidement contacté Red by SFR qui ont été assez réactifs pour nous basculer vers le forfait demandé. A notre retour, nous avons demandé le remboursement de ce hors-forfait, ce qui nous a été accordé. Tout est bien, qui fini bien mais quel stress tout de même ! 

Pensez également à avoir une carte bancaire internationale. Pour notre part, nous utilisons la carte Max. Nous pouvons la relier à nos autres cartes bancaires et tout avoir sur une seule carte grâce à l'application. Cette carte ne prend aucun frais de gestion, ni de retrait, ni de paiement. Elle fait les prélèvement sur votre compte bancaire habituel en euros, ce qui fait que votre banque habituelle ne peut pas non plus vous prendre de frais de change ou de retrait. Le taux de change se fait en fonction de celui du cours habituel. Sur votre relevé bancaire de votre banque habituel, vous aurez donc uniquement les montants en euros.

Code parrainage carte Max : Mailys8z3zx


Ce qu'on met dans la valise :

C'était clairement le plus gros dilemme. Ma belle-sœur vivant au Québec, nous avait dit que nous pouvions avoir 30°C, comme il pourrait faire zéro. Autant vous le dire de suite, nos températures ont plutôt oscillé entre 0°C et 10°C. Nous sommes montés à maximum 12°C en Gaspésie, les jours de grand soleil. Plutôt autour de 15°C à Québec City et Montréal. Surtout, la pluie, le brouillard et le vent ont été nos fidèles compagnons de voyage.  Dans la valise, il y avait donc :

- Une doudoune.
- Des pantalons confortables type jeggings.
- Des collants épais, de ceux que l'on porte en hiver.
- Des chaussettes en laine.
- Une serviette éponge Minimiz, qui ne prend pas plus de place qu'un livre de poche et qui est pourtant immense (bon ok, plutôt deux livres de poches empilés).
- Des polaires.
- Un kaway.
- Bonnet, gants et écharpes (je vous assure qu'on les a beaucoup portés!)
- Un pantalon type jeans, une jolie tenue pour la ville (nous allions à New-York ensuite)
- Des chaussures de marches (imperméabilisées, ne faites pas comme moi).
- Des baskets plus confortables pour la ville.
- Des pulls.
- Des adaptateurs.

Je vous épargne la liste basique : sous-vêtements, tee-shirts, chaussettes, chargeurs et compagnie. En plus de tout ça, j'avais avec moi un objectif photo que j'avais loué chez Objectif Location avant mon départ. Cela m'a coûté environ 200€ pour 5 semaines et franchement, j'ai été réellement satisfaite. Je l'ai reçu exactement la veille du début de ma location, et à mon retour, j'avais prévu deux jours pour le renvoyer. J'ai également ajouté le guide touristique du Québec du Lonely Planet.

Conduire au Québec :

Les routes sont globalement en assez mauvais état. Les règles du code de la route sont les même que dans le reste de l'Amérique du Nord : possibilité de tourner à droite au feu rouge, pas ou peu de rond points, possibilité de dépasser la vitesse autorisée de + 10 kmh sauf en zones de travaux où la vitesse stricte doit être observée sans dépassement. A Montréal, il est interdit de tourner à droite au feu rouge. Sachez aussi qu'il est interdit de stationner à moins de 3 ou 5m (la vraie loi est de 5m, mais il peut être observé seulement 3m parfois, visiblement c'est au petit bonheur la chance) d'un borne d'incendie. Il nous en a coûté 170$ d'amende car nous ne le savions pas. Comment bien finir notre séjour à Montréal, moi qui avait déjà énormément de mal avec cette ville. Dans tous le Québec, nous avons observé énormément de zones de travaux. Ah, et dernière chose : les radars de vitesse sont vraiment minuscules, un peu comme en Suisse !
Transports :

Nous avions eu la chance d'avoir des billets à prix raisonnables chez Swiss, en réservant 8 mois avant notre départ. En vols directs, Genève/ Montréal puis Newark/Genève pour 1 700CHF aller/retour pour deux.

Un mois ou deux avant notre départ, nous avions loué une voiture chez l'agence Dollar, en passant par le comparateur Easycar. Notre voiture était clairement géniale, une Toyota Corolla 2020 avec sièges chauffants, radar qui s'allument dans le rétroviseur quand il y a quelqu'un dans l'angle mort, très spacieuse (on pouvait rentrer nos deux valises dans le coffre en plus de tout le matériel de camping), boite automatique, régulateur de vitesse, elle freinait même toute seule quand une voiture ralentissait devant. Bref, j'ai un peu de mal à revenir sur ma Toyota Yaris de 2007 du coup. L'essence est peu chère au Québec, environ 1,200$ en moyenne. Elle est plus chère en Gaspésie, car il y a moins de stations, et est moins chère du côté de Québec City/Montréal et Tadoussac. Je n'ai pas trouvé que les prix augmentaient particulièrement à l'approche des parcs nationaux, contrairement à la Californie. Ce qui est une excellente chose. Nous avons parcouru 3 808km. Sur les voitures, vous avez les doubles indications : KMH et MPH. Très pratique si vous passez la frontière. La location nous a coûté 580,33€ pour 20 jours.

Pour relier Montréal à Toronto, j'avais repéré des billets d'avion à 95$ par personne environ 1 mois avant le départ. Je m'étais dit que pour des vols interne les prix ne changeraient pas, erreur ! Les prix avaient quadruplé lorsque nous avons regardé une semaine avant notre départ. On a donc fait le trajet en bus, 5h de route par la compagnie Megabus. Sur ce même site, nous avons également pris nos billets de bus entre Toronto et les Chutes du Niagara. Puis entre les Chutes du Niagara et Buffalo. Au total, nous en avons eu pour 154,97€ pour deux. C'est une solution assez économique mais qui ne fait pas du tout gagner de temps, et qui est tout de même bien moins confortable en ce qui concerne le long trajet. Megabus est une bonne compagnie, les personnes étaient agréables mais ne vous attendez pas à ce que les bus soient à l'heure. Nous avons eu au minimum 30 minutes de retard sur chacun de nos trajets. Au passage de la frontière des États-Unis, le conducteur de bus nous a bien tout expliqué, ce qui était tout de même très rassurant.

Si c'était à refaire, on prolongerait la location de la voiture pour la rendre à Toronto, voire même à Buffalo. C'est quand même plus confortable, peut-être un peu plus cher ceci dit.


Où dormir ?

A la base, nous avions choisi de prendre la tente et les duvets, pour économiser quelques nuits en les passants dans des campings. Autant vous le dire de suite, la tente n'a pas quitté le coffre de la voiture. Il faisait tellement mauvais que nous avons dormi dans des motels / hôtels et Airbnb tout le long de notre voyage. Prendre une douche bien chaude le soir, être dans un lit chaud et confortable après avoir passé la journée sous la pluie et dans le froid; c'était un peu notre récompense. Je vous mettrai les liens des endroits où nous avons dormi durant le séjour aux endroits adéquats, ce sera plus simple qu'ici. Nous n'avons jamais eu trop de mal à trouver nos hébergements au jour le jour. Ou la veille pour le lendemain. C'était plus facile pour nous de procéder ainsi car notre rythme de voyage a été bercé par la météo et les imprévus. Nous avons tout réservé sur Booking, Airbnb ou directement en appelant les hôtels.
 
Nourriture :

A Montréal, nous avons fait énormément (trop !) de restaurants. Mais nous étions avec la sœur de mon chéri et c'était un peu la fête ! Juste les restaurants à Montréal nous ont coûté 1/3 de nos dépenses liées à la nourriture. Durant le roadtrip nous avons essayé de privilégier les hôtels comprenant le petit déjeuner afin d'avoir une base solide pour la journée. Même en magasins, la nourriture est assez chère et en Gaspésie, les supermarchés sont rares.Nous ayons eu des difficultés à trouver ces plats de soupe, ou pâtes dans lesquels il suffit de mettre de l'eau bouillante pour avoir un vrai repas (nos repas principaux en voyage, on avoue). Les fruits et les légumes sont aussi très chers. J'ai été assez déroutée par la quantité de plastique que l'on peut trouver dans les supermarchés au Québec. Tout est emballé, sur-emballé et les sacs plastiques sont encore en fin de caisse et tout le monde utilise ça plutôt que d'emmener leur propre sac. Et à côté de ça, ils demandent si nous voulons faire imprimer ou non le ticket de caisse et le reçu de carte bancaire.

Estimer le budget :

Pour ma part, j'avais un point de comparaison pour une durée de voyage assez similaire puisque j'avais déjà fait un voyage en Californie. J'étais donc partie sur 3 000/4 000€ pour 1 mois. Sauf que j'avais zappé de multiplier par deux puisque nous étions deux. Héhé. Bref, mon chéri me l'a vite fait remarquer aux alentours de notre deuxième semaine de voyage. Il faut prendre en compte tellement de choses, et ajouter une marge d'imprévus souvent égale à  + 10%. Le coût des hébergements peu être diminué en dormant dans des auberges de jeunesses ou des campings. Pour les transports, on a réussi à équilibrer à peu près bien que notre vol Buffalo/New-York nous ai couté plus que prévu, notre trajet Montréal/Toronto a été plus bas puisque nous avons pris le bus. Ce qui nous est revenu le plus cher c'est la nourriture. Il faut penser aussi aux souvenirs, aux frais d'entrée dans les musées. Il faut aussi se souvenir que les taxes ne sont jamais incluses dans les prix et que les tips sont systématiquement proposés même quand personne ne vous sert à table (dans les magasins de souvenirs, dans les fast-food, etc).


Les parcs nationaux et provinciaux :

Dans les parcs, il faudra toujours vous acquitter d'un droit d'entrée. Il n'est pas variable en fonction des saisons (sauf au parc de Forillon, où hors saison, l'entrée est à 5,75$) et il coûte 8,75$ par personne et par jour. Il existe un pass qui regroupe tous les parcs, ça peut être intéressant selon le nombre de parc que vous avez l'intention de faire.Il vous faudra tout de même faire la différence entre les parcs appartenant à Parc Canada, et ceux appartenant au réseau Sépaq. Le pass de Parc Canada coûte 67,70$ et est valable 12 mois. Le pass Sépaq, également valable 12 mois est de 79$. Sachant que les entrées pour les moins de 17 ans sont gratuites, il y a donc seulement les adultes qui payent. Il n'est pas autorisé de dormir en-dehors des campings dans les parcs.

Les campings des parcs ferment après l'Action de Grâce, donc le 14 octobre. Déjà à cette période, il est également possible que vous ayez de la neige dans les points les plus culminants du Québec. Pensez donc à éventuellement prévoir au moins des pneus neige. Pensez aussi à vérifier les dates pour observer les baleines, elles sont généralement présentes entre mi-mai et octobre. Nous avons eu la chance d'en voir plein et nous étions là-bas début octobre. Enfin, voici une carte interactive qui affiche au fur et à mesure l'arrivée des couleurs au Québec.

Choisir ce que l'on veut visiter :

Ça, ça a été le plus difficile. C'est moi qui m'en suis occupée. J'ai commencé par noter tout ce qui était à découvrir dans la Province de Québec. Ça en fait des choses. Puis je me suis rendue compte qu'il était impossible de faire le tour de la Province en voiture. Tout simplement parce que pour parcourir la distance entre Montréal et Ivujivik (le village le plus au nord du Québec), il n'y a pas d'itinéraire routier et surtout, parce qu'en avion, il y a 6h de vol - donc aussi long qu'un Genève/Reykjavik. 

J'ai donc réduit aux alentours de Montréal jusqu'en Gaspésie. Le trajet touristique classique. Là encore, même touristiquement parlant, il est impossible de tout visiter en trois semaines. Il a donc encore fallu éliminer des destinations. Nous allions là-bas surtout pour découvrir les parcs et les grands espaces. Les villes ont donc toutes été éliminées (de toute manière il n'y en a pas beaucoup) pour garder uniquement Montréal et Québec City. Pour les parcs, j'ai choisi ceux qui étaient globalement sur notre route : Gaspésie, le Bic, Fjord de Sagunay, Bonaventure, Forillon, Jacques Cartier, Montmorency et Mauricie. Parce que le parc de la Mauricie est réputé être un des plus beaux, j'ai délibérément mis de côté le parc du Mont-Tremblant pour prendre le temps d'explorer au mieux le parc de la Mauricie. J'avais aussi pris le soin de noter les randonnées offrant les plus jolis points de vue sur les parcs, les endroits clichés, d'autres parfois un peu moins. Nos plans ont du changer à de nombreuses reprises du fait de la météo, on a donc parfois découvert des randonnées, plus courtes, peut-être plus nombreuses, que l'on n'avait pas prévues mais qui étaient tout aussi superbes. 

On se retrouve la semaine prochaine, pour le premier article destination !

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